Pourquoi je confonds ce que je fais avec ce que je suis ?

Nos pensées décrivent parfois ce que nous vivons… mais elles ne définissent jamais qui nous sommes.


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Il nous arrive tous de traverser des périodes où nous doutons de nous. Après une erreur, un échec, un conflit ou une difficulté, il est fréquent que notre regard sur nous-mêmes change. Nous ne remettons plus seulement en question ce que nous avons fait. Nous commençons parfois à remettre en question ce que nous sommes. C'est un mécanisme extrêmement courant.

Pourtant, il est aussi à l'origine d'une grande partie de notre souffrance psychologique. Il existe une différence fondamentale entre "J'ai fait une erreur." et "Je suis nul."

La première décrit un comportement. La seconde définit une identité.

Cette différence peut sembler minime. En réalité, elle change profondément la façon dont nous nous percevons, dont nous vivons nos difficultés et dont nous envisageons notre avenir.

Pourquoi notre cerveau fait-il si facilement ce raccourci ? Pourquoi une expérience ponctuelle peut-elle parfois devenir une vérité sur nous-mêmes ? Et surtout, comment apprendre à prendre du recul face à ces conclusions pour retrouver un regard plus juste, plus nuancé et plus apaisé sur qui nous sommes ?

C'est ce que nous allons explorer ensemble dans cet article.


1 — Notre cerveau aime aller vite


Lorsque nous vivons une expérience, notre cerveau ne se contente pas d'enregistrer ce qu'il s'est passé. Il cherche immédiatement à lui donner un sens.

Cette capacité nous permet d'apprendre de nos expériences, d'anticiper certaines situations et de nous adapter au monde qui nous entoure. Sans cette capacité, nous devrions réapprendre chaque chose, chaque jour.

Mais cette faculté possède aussi une limite. Le cerveau adore simplifier. Pour comprendre rapidement une situation, il crée des raccourcis. Il relie des événements entre eux, construit des liens, établit des conclusions. 

Parfois, ces conclusions sont très utiles. Si un enfant touche une plaque brûlante, son cerveau apprend rapidement qu'il vaut mieux éviter de recommencer. Cet apprentissage est indispensable à notre survie. Mais ce même mécanisme peut aussi s'appliquer à des expériences émotionnelles. Après plusieurs critiques, par exemple, une personne peut progressivement conclure : "Je ne suis jamais assez bien." Après plusieurs rejets : "Personne ne peut vraiment m'aimer." Après plusieurs échecs : "Je suis incapable."

Pourtant, ces conclusions ne sont pas des faits. Elles sont des interprétations que notre cerveau construit à partir d'expériences parfois douloureuses. Et plus une émotion est intense, plus le cerveau considère cette conclusion comme importante.

Parce que son rôle n'est pas de rechercher la vérité. Son rôle est avant tout de nous protéger.

Il cherche en permanence à répondre à une question très simple : Que dois-je retenir de cette expérience pour éviter de souffrir à nouveau ? 

Le problème, c'est que pour nous protéger, il préfère parfois généraliser un peu trop vite. Une erreur devient alors une preuve. Une difficulté devient une certitude. Un comportement ponctuel finit par être confondu avec notre identité. C'est ainsi que, sans même nous en rendre compte, nous passons progressivement de : "J'ai échoué aujourd'hui." à "Je suis un échec."

Et cette nuance est immense, car une expérience est quelque chose que l'on vit et une identité est quelque chose que l'on croit être. Comprendre cette différence est déjà un premier pas essentiel. Tant que nous confondons les deux, chaque difficulté risque de venir confirmer une image de nous-mêmes qui est souvent bien plus sévère que la réalité.


2. Pourquoi finissons-nous par croire ces conclusions ?


Une chose est importante à comprendre. Le cerveau ne fait pas la différence entre une pensée qui traverse notre esprit et une pensée que nous choisissons de croire. Plus une pensée revient souvent, plus elle nous paraît familière. Et plus elle nous paraît familière, plus notre cerveau a tendance à la considérer comme crédible.

Notre cerveau utilise ce qu'il connaît déjà pour comprendre le monde le plus rapidement possible. Alors lorsqu'une pensée revient encore et encore : "Je ne suis pas à la hauteur. Je suis incapable. Je vais forcément échouer.", elle finit parfois par ressembler à une vérité.

Pourtant, ce n'est toujours qu'une pensée. On parle de fusion cognitive, autrement dit, nous ne voyons plus la pensée comme un simple événement mental. Nous la confondons avec la réalité.

Nous ne pensons plus : "J'ai la pensée que je suis incapable.", mais : "Je suis incapable." La nuance peut sembler minime. En réalité, elle est immense, car lorsque nous fusionnons avec nos pensées, nous cessons progressivement de les remettre en question. Nous agissons alors comme si elles étaient vraies. 

La métacognition nous apporte également un éclairage précieux et elle est, à mon sens, un très précieux outil. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas uniquement le contenu de nos pensées qui entretient la souffrance. C'est aussi la façon dont nous y répondons. Lorsque nous passons des heures à analyser, ruminer, chercher pourquoi nous sommes comme ceci ou comme cela, nous pensons souvent résoudre le problème. En réalité, nous gardons simplement notre attention focalisée sur ces pensées et plus nous leur accordons de temps, plus elles prennent de place. Un peu comme si nous alimentions un feu en ajoutant continuellement du bois.

La bonne nouvelle, c'est que nos pensées ne sont pas des ordres. Elles ne sont pas des vérités absolues, mais des productions de notre cerveau. Certaines sont utiles et d'autres sont complètement erronées. Apprendre à prendre du recul face à elles ne consiste pas à les supprimer, loin de là. Il s'agit d'apprendre à les observer, à les questionner et à ne plus les laisser définir notre identité. C'est souvent à partir de ce moment-là qu'un véritable changement devient possible.


3. Et si vous n'étiez pas vos pensées ?


Lorsque nous souffrons depuis longtemps, nous finissons souvent par oublier une chose essentielle. Une pensée n'est pas un fait, ni une preuve. Elle est une interprétation que notre cerveau produit à un instant donné. Pourtant, nous avons tendance à lui accorder le statut de vérité. Si une pensée apparaît souvent, nous supposons qu'elle est juste. Si elle provoque une émotion forte, nous pensons qu'elle est forcément vraie. Or, ni la fréquence d'une pensée, ni l'intensité de l'émotion qu'elle provoque ne prouvent qu'elle reflète la réalité.

C'est ici qu'un changement de perspective peut commencer. Au lieu de vous demander :"Est-ce que cette pensée est vraie ?" Vous pouvez essayer de vous demander : "Est-ce que cette pensée m'aide aujourd'hui à avancer vers la vie que je souhaite ?"

L'objectif n'est pas de lutter contre ses pensées ni de chercher à les faire disparaître, car plus nous cherchons à contrôler certaines pensées, plus elles ont tendance à revenir. En revanche, nous pouvons apprendre à modifier la relation que nous entretenons avec elles.

Prenons un exemple. Une personne pense : " Je suis incapable. " Pendant longtemps, elle considère cette pensée comme un fait. Puis un jour, elle apprend à dire : " Mon cerveau me raconte que je suis incapable. " Les mots ont changé et la pensée est toujours présente, mais la relation à cette pensée est différente. Elle n'est plus complètement fusionnée avec elle. Un espace s'est créé et dans cet espace apparaît quelque chose de précieux : la possibilité de choisir.

  • Choisir de ne plus laisser une pensée décider systématiquement de nos comportements.
  • Choisir d'agir en accord avec nos valeurs, même lorsque le doute est encore présent.

La pleine conscience nous entraîne justement à développer cette capacité. Observer une pensée comme un événement mental. La voir apparaître, puis repartir. Sans avoir besoin de la combattre, ni de lui obéir. Petit à petit, nous découvrons alors une vérité souvent oubliée : Nous avons des pensées, ressentons des émotions et adoptons parfois certains comportements, mais rien de tout cela ne définit entièrement qui nous sommes.

Notre identité est infiniment plus riche que les histoires que notre cerveau raconte sur nous.


4. Comment apprendre à ne plus confondre ce que je fais avec ce que je suis ?


Notre cerveau est capable d'apprendre tout au long de notre vie. C'est ce que les neurosciences appellent la neuroplasticité. Autrement dit, les circuits neuronaux qui se sont construits au fil de nos expériences peuvent évoluer grâce à de nouvelles expériences répétées. Mais pour cela, il est nécessaire de sortir progressivement de certains automatismes.


1. Commencer par distinguer les faits de leur interprétation


La première étape consiste à ralentir. Lorsque nous souffrons, notre cerveau va très vite. Il transforme presque instantanément un événement en une conclusion sur notre identité.

Prenons un exemple. Vous présentez un dossier au travail et votre responsable vous fait une remarque. Le fait est simple : Mon responsable m'a fait une remarque sur mon travail. Mais quelques secondes plus tard, votre cerveau ajoute peut-être : "Je suis incompétent. Je ne serai jamais à la hauteur. Je fais toujours tout mal." À ce moment-là, il est intéressant de s'arrêter et de se poser une question très simple : Qu'est-ce qui relève des faits… et qu'est-ce qui relève de mon interprétation ?

Cette question paraît anodine. Pourtant, elle permet déjà de reprendre un peu de distance. Une interprétation n'est pas une vérité, c'est une hypothèse construite par notre cerveau.


2. Observer ses pensées plutôt que les croire automatiquement


Nous avons souvent appris à faire confiance à toutes nos pensées. Pourtant, notre cerveau produit des milliers de pensées chaque jour. Certaines sont pertinentes et d'autres sont complètement erronées.

On parle de défusion cognitive. L'idée n'est pas de supprimer une pensée, mais de ne plus être fusionné avec elle. Essayez de comparer ces deux phrases : Je suis nul. Puis : J'ai la pensée que je suis nul. Le contenu est identique, mais la relation avec cette pensée change complètement. Vous n'ÊTES plus la pensée, vous observez que votre cerveau produit cette pensée. Cette petite nuance crée un espace et dans cet espace apparaît une liberté nouvelle : celle de choisir la suite.


3. Se demander si cette pensée est utile


Nous passons souvent beaucoup de temps à essayer de savoir si une pensée est vraie ou fausse. Malheureusement, il est parfois impossible d'en avoir la certitude.

Une autre question est souvent beaucoup plus aidante : Cette pensée m'aide-t-elle aujourd'hui à avancer vers la personne que j'ai envie d'être ?

Si la réponse est non, alors peut-être n'avez-vous pas besoin de continuer à lui donner autant d'importance. Cela ne signifie pas qu'elle disparaîtra immédiatement, mais vous pouvez choisir de ne plus lui laisser le volant.


4. Offrir de nouvelles expériences à son cerveau


C'est probablement le point le plus important. Comprendre un mécanisme est précieux, mais juste comprendre ne suffit pas toujours à le transformer. Le cerveau apprend par répétition. Si, pendant des années, vous avez associé une situation à un danger, il aura besoin de vivre plusieurs expériences différentes avant de modifier cette association.

Prenons un exemple. Une personne est persuadée qu'elle est incapable de prendre la parole. Si elle continue à éviter toutes les situations où elle pourrait s'exprimer, son cerveau conservera cette croyance. Non pas parce qu'elle est vraie, mais parce qu'il ne reçoit aucune information qui lui permette de penser autrement. À l'inverse, si cette personne commence progressivement à prendre la parole, dans un contexte sécurisant, même de manière imparfaite, son cerveau enregistre peu à peu une nouvelle expérience. Il découvre que ce qu'il croyait être une certitude était peut-être seulement une prédiction. Et c'est ainsi que les croyances commencent à évoluer.

Pas grâce à une pensée positive, grâce à des expériences répétées qui viennent progressivement contredire les anciennes conclusions.


5. Faire preuve de la même bienveillance envers soi qu'envers les autres


Enfin, posez-vous cette question. Si une personne que vous aimez faisait exactement la même erreur que vous, lui diriez-vous immédiatement qu'elle est nulle, qu'elle ne vaut rien ou que de toute façon, elle échoue toujours ? Probablement pas. Vous lui rappelleriez sans doute qu'une erreur ne résume pas toute une personne.

Pourquoi serait-ce différent pour vous ? Nous sommes souvent notre juge le plus sévère. Apprendre à prendre du recul sur nos pensées, c'est aussi apprendre à nous regarder avec davantage de nuance et de compassion. Parce qu'au fond, une erreur reste une erreur. Une émotion reste une émotion. Un comportement reste un comportement. Aucun d'eux ne peut, à lui seul, résumer la richesse de votre identité.


5. Se libérer de ses étiquettes ne signifie pas nier ses difficultés


Lorsque les personnes découvrent ce fonctionnement, qu'elles ne sont pas leurs pensées, elles me posent souvent une question : Alors, est-ce qu'il faut arrêter de reconnaître ses difficultés ?

La réponse est NON, en majuscule. Il ne s'agit pas de nier une réalité. Si vous traversez une dépression, il serait inutile de vous répéter que tout va bien. Si vous souffrez d'anxiété, faire comme si elle n'existait pas ne la fera pas disparaître.

L'objectif n'est pas de remplacer une pensée négative par une pensée positive. L'objectif est beaucoup plus subtil. Il consiste à apprendre à décrire votre expérience sans la transformer en identité.

Il existe une différence considérable : 

  • Entre "Je traverse une période de dépression." et "Je suis dépressif, c'est ce que je suis."
  • Entre " Aujourd'hui, je manque de confiance en moi." et "Je suis quelqu'un qui n'a pas confiance en lui."
  • Entre "J'ai fait une erreur." et "Je suis nul(le)."

Cette nuance est importante parce que notre cerveau prend les mots au sérieux. Les mots que nous utilisons façonnent progressivement notre manière de nous percevoir. Si, chaque jour, vous répétez intérieurement que vous êtes incapable ou nul(le), votre cerveau cherchera inconsciemment des preuves qui confirment cette identité.

À l'inverse, lorsque vous commencez à dire qu'aujourd'hui, vous rencontrez des difficultés. Vous laissez une porte ouverte, reconnaissez la difficulté, mais vous ne la laissez plus définir toute votre personne.

Cette nuance change profondément notre rapport à nous-mêmes. Nous cessons progressivement de vivre dans une identité figée. Nous retrouvons une identité vivante, capable d'évoluer. Car un comportement évolue, une émotion évolue, une croyance évolue et un cerveau apprend. Pourquoi votre identité, elle, devrait-elle rester figée ?


6. Vous êtes bien plus complexe que les conclusions de votre cerveau


Le cerveau aime les raccourcis. Ils lui permettent d'économiser de l'énergie et lui donnent l'impression de comprendre rapidement le monde. Mais l'être humain est infiniment plus complexe qu'un raccourci.

  • Vous n'êtes pas uniquement cette personne qui a échoué à un examen. Vous êtes aussi celle qui a persévéré malgré ses doutes. 
  • Vous n'êtes pas uniquement cette personne qui souffre aujourd'hui d'anxiété. Vous êtes aussi celle qui continue, malgré la peur, à prendre soin de ses enfants, à aller travailler, à chercher des solutions, à espérer.
  • Vous n'êtes pas uniquement cette personne qui manque parfois de confiance. Vous êtes aussi toutes les situations où vous avez été courageux, généreux, créatif, attentif, drôle ou bienveillant.

Le problème, c'est que notre cerveau ne regarde pas toujours l'ensemble du tableau. Lorsqu'il souffre, il fait un zoom sur ce qui ne fonctionne pas : nos erreurs, nos défauts et nos échecs. Et il oublie tout le reste.

En psychologie, ce biais est fréquent. Nous retenons plus facilement les informations qui confirment ce que nous croyons déjà de nous-mêmes. Si je suis persuadé d'être incapable, je remarquerai davantage toutes les situations où j'ai échoué. Et j'oublierai beaucoup plus facilement celles où j'ai réussi.

Ce n'est pas un manque d'objectivité volontaire. C'est le fonctionnement normal d'un cerveau qui cherche à confirmer ses propres prédictions. Voilà pourquoi il est si difficile de retrouver confiance uniquement en réfléchissant.

Le cerveau a besoin d'être exposé à des expériences nouvelles. Il a besoin de découvrir, encore et encore, que les conclusions qu'il avait tirées ne racontaient qu'une partie de l'histoire. Finalement, apprendre à regarder toute la personne que nous sommes, plutôt qu'une seule facette d'elle.


Conclusion


Nous passons souvent beaucoup de temps à essayer de changer nos pensées, à vouloir supprimer nos émotions et à lutter contre nos défauts. Comme si notre souffrance venait de ce que nous sommes. Et si la question était ailleurs ?

Et si le problème n'était pas votre identité, mais la manière dont votre cerveau l'a construite au fil de vos expériences ?

Depuis votre naissance, votre cerveau observe, compare, interprète et tire des conclusions. Certaines sont très utiles, puis d'autres ont été construites à une période où elles avaient peut-être un sens, mais ne correspondent plus à la réalité d'aujourd'hui.

La bonne nouvelle, c'est que le cerveau n'est pas figé. Grâce à sa capacité d'apprentissage, il peut continuer à créer de nouveaux liens, à revoir certaines de ses prédictions et à construire des croyances plus nuancées.

Cela ne se fait ni en un jour, ni grâce à une simple pensée positive. Cela demande du temps, de la répétition, de nouvelles expériences et parfois un accompagnement. Mais chaque fois que vous choisissez de remplacer une étiquette par une observation… Chaque fois que vous distinguez un comportement de votre identité… Chaque fois que vous vous autorisez à penser : "J'ai vécu cela… mais cela ne dit pas qui je suis.", vous êtes déjà en train d'apprendre à votre cerveau une nouvelle façon de se regarder. Et c'est là que commence le véritable changement.


Aller plus loin dans ce changement


Comprendre ces mécanismes est une première étape importante. Mettre des mots sur ce qui se passe en soi permet déjà de prendre un peu de distance. Mais il y a parfois une différence entre comprendre intellectuellement un fonctionnement et réussir à le transformer dans son quotidien.

Nous pouvons savoir que nos pensées ne sont pas des vérités absolues. Nous pouvons comprendre que nos erreurs ne définissent pas notre valeur. Nous pouvons même identifier certains schémas qui nous limitent. Et pourtant, au moment de les vivre, les anciennes réactions reviennent. Parce que les mécanismes ne se sont pas construits en quelques jours. Ils se sont souvent installés progressivement, au fil des expériences, des blessures, des apprentissages et des moments difficiles traversés.

Un accompagnement thérapeutique permet alors de ne pas rester seul face à ces fonctionnements. Il offre un espace pour comprendre ce qui se joue, identifier les croyances qui entretiennent la souffrance, apprendre à prendre du recul face à ses pensées et expérimenter progressivement de nouvelles façons de réagir.

Dans mon accompagnement, j'utilise notamment des approches issues des Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC), de l'ACT (Thérapie d'Acceptation et d'Engagement), de la pleine conscience et des outils de métacognition.


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L'objectif n'est pas de devenir quelqu'un d'autre. Il n'est pas non plus de supprimer toutes les émotions difficiles. L'objectif est d'apprendre à mieux se comprendre, à retrouver davantage de liberté face à ses pensées et à reprendre progressivement une place active dans sa propre vie.

Si vous avez l'impression de vous définir depuis longtemps à travers vos difficultés, vos erreurs, vos peurs ou vos blessures, il est possible d'apprendre à porter un regard différent sur vous-même. Vous n'êtes pas condamné à rester enfermé dans l'image que votre cerveau a construite de vous. Votre histoire explique certaines choses. Elle ne définit pas toute votre identité.

Si vous ressentez le besoin d'être accompagné(e) dans ce cheminement, je vous invite à prendre contact avec moi afin que nous puissions échanger ensemble sur votre situation et voir si mon accompagnement correspond à vos besoins.


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